La décapitation de loie.
Taper à låwe Gansrijden, ganstrekken,
genkrijden,gänsereiten, chevauchement de l'oie,
tirer à l'oie, décollation de l'oie,
digouzougan al oa, carrera de gansos, Antzar
Eguna, ...
Cette tradition, qui n'a rien de
barbare puisque l'animal est mort, est à sauvegarder.
Elle est très ancienne, elle remonte au moins au Moyen-Age.
Mais déjà dans l'Antiquité, l'oie était sacrifiée selon
des rites particuliers.
Cette coutume réunit partout dans le monde des gens amoureux
de leur terroir et de leur histoire.
La méthode varie selon les régions, elle se faisait soit au
sabre, les yeux bandés l'oie pendue ou à terre,
ou à main nue en courant (plutôt pour les enfants),
ou en chariot tiré par des hommes ou par des chevaux
ou encore comme toujours actuellement lancé à cheval,
et même à vélo...
Cette tradition avait lieu parfois avec un coq.
Belgique
Visé et la Basse -Meuse
Cette
tradition se déroule encore dans certains coins de
Basse-Meuse et du plateau de Herve mais a tendance à
disparaître.
Elle a lieu lors des fêtes de villages ou de quartiers,
entre juin et septembre.
A Visé et plus précisément à
Devant-le-Pont, quartier sympathique situé sur la bonne
rive de la Meuse, à savoir la gauche, existe toujours
une très ancienne tradition de décapitation de l'oie.
Il est
difficile de connaître l'origine exacte de cette
tradition qui remonte à un passé très lointain et
antérieur à cette fête puisqu'on en trouve trace dans
diverses villes du pays au Moyen-Age.
L'oie
est la spécialité culinaire locale, elle était
élevée en troupeaux en bord de Meuse et sur les
îles aujourd'hui disparues.
St Martin est aussi le patron de la ville et on sait
que l'oie est consommée le jour de sa fête et
qu'elles furent massacrées lorsqu'elles le
trahirent. Voir la page l'oie
à l'instar de Visé.
La fête du quartier se déroule en
l'honneur de Notre-Dame du Mont Carmel fêtée le 16
juillet.
C'était du moins le cas autrefois quand la messe et
la procession du dimanche marquaient le début des
festivités qui maintenant débutent dès le
vendredi. du weekend le plus proche du 16.
La tradition de la décapitation de déroule
l'après-midi du mardi de la fête.
Les habitués du quartier suivent l'harmonie qui
s'arrête chez plusieurs habitants pour y jouer
quelques airs ... et épancher la soif qui règne en
ces belles journées de juillet.
A certains endroit du parcours, une oie, bien
entendue tuée depuis le matin, est accrochée dans
un panier en osier au fond évidé, le cou vers le
bas.
Pour éviter les projections de sang, la tête de
l'animal est entourée, soit d'un linge comme
autrefois, ou plus facilement avec du plastique
adhésif.
Les enfants vendent des tickets sur le double
desquels le nom de l'acheteur est inscrit.
Les souches sont tirées au sort, et à l'appel de
son nom, l'acheteur du billet à le droit de venir
essayer de couper la tête de l'oie.
S'il n'est pas là, un membre du comité ou de
l'assemblée le remplace.
Le "tireur" s'approche, évalue du sabre la
hauteur à laquelle il doit porter son coup, recule
de quelques pas, puis se voit bander les yeux.
Il doit ensuite avancer et retrouver si possible, la
place qu'il avait évaluée, aidé par les cris et
conseils, pas toujours judicieux, des badauds.
Il frappe un coup sec du sabre et ...
Le coup doit être bien porté et si possible de haut
en bas pour sectionner le cou, sinon le choc le fait
se relever et il faut force et adresse pour y
parvenir.
Le vainqueur emporte l'animal qu'il plumera et
cuisinera.
S'il l'a remporté pour quelqu'un, la tradition veut
que le gagnant invite le tireur au repas.
Le sabre utilisé était un très vieux sabre
d'infanterie belge, le commissaire de police avait
exigé que la pointe soit coupée et arrondie.
Utilisé pendant des décennies, il finit par casser
lors de cette fête et fut remplacé par un sabre
prêté pour l'occasion et qu'on voit porté par
Pilule ( Alias Fabien Linotte), notre sympathique
pharmacien du quartier.
Un autre sabre a aujourd'hui pris sa place.
On retrouve aussi une illustration de cette coutume
dans le film Le grand
paysage d'Alexis Droeven de Jean-Jacques
Andrien
NOS RACINES SONT ICI
(XVI) LA DECAPITATION DE L'OIE OU DU COQ
LEMPEREUR,FRANCOISE
Samedi 10 janvier 1998
La décapitation de l'oie... ou du coq
Dans la Basse-Meuse, qui dit
«cramignon» dit «décapitation de l'oie ou du
coq». Non pas qu'il y ait un lien direct entre la
danse qui zigzague dans les rues du village et le jeu
qui, ici, consiste à sabrer le cou d'une oie ou d'un
coq, préalablement tué et suspendu, au-dessus de la
rue, dans un panier troué, mais les deux traditions
figurent au programme du lundi et/ou du mardi de
fête locale. En des lieux déterminés au
préalable, le jeu interrompt la danse,... pause
bienvenue pour les musiciens qui disposent alors - en
principe - d'une dizaine de minutes au moins pour
boire un verre, avant d'entonner le traditionnel «
Valeureux Liégeois» qui salue la chute de la tête
tant convoitée.
Aujourd'hui répandue dans toute l'Europe
occidentale, la « décapitation» est connue depuis
le XIIIe siècle et la région liégeoise semble
avoir eu une prédilection toute particulière pour
ce divertissement, que d'aucuns jugeront cruel, mais
qui constitua souvent une des attractions favorites
de nos fêtes paroissiales.
«JETER UN MOUTON À L'OIE»
Au moyen âge, l'animal, vivant, était
généralement attaché ou pendu à un piquet de
bois, le joueur s'efforçait de le détacher en
lançant un bâton, une faucille ou une serpe, on
parlait alors de «jeter à l'oie» ou de «taper à
l'oie», expression qui persista, même lorsque la
cible convoitée était un mouton, un porc ou un
boeuf, comme en témoigne cette annonce de 1819: Aujourd'hui
dimanche, on jettera un mouton à l'oie, chez Remacle
Bernimolin, faubourg Sainte-Marguerite.
En région liégeoise, on abandonna
définitivement la faucille et la serpe, dans le
courant du XVIIIe siècle, pour s'en tenir à
l'abbattage à la «sèle», barre métallique à
profil carré et aux arêtes tranchantes, une
«arme» qui ne fut utilisée nulle part ailleurs en
Europe.
Au XIXe siècle, alors qu'on ne comptait plus les
nombreuses «sélerèyes» ou «djèterèyes» qui
organisaient des concours tous les dimanches matins,
on commença à remplacer les animaux vivants par des
gigots, des jambons ou des blocs de bois, suspendus
à une corde qu'il fallait trancher. La formule
ancienne : «Qui l'abat, l'a» était toujours
valable puisque à chaque bloc correspondait un
animal vivant que l'on emportait après la
compétition. La dernière «djèterèye» en
activité, celle de Saives (Faimes), ferma ses portes
vers 1925; elle était équipée d'une roue de fer de
près de deux mètres de diamètres, à laquelle
étaient pendus des «blokês» d'une dizaine de
centimètres, pour chaque «blokê» abattu, le
lanceur de «séle» recevait deux francs.
UNE MÉTHODE TROP DANGEREUSE
Dans les fêtes de village ou de quartier, où l'on
maniait également la «séle», le jeu consistait à
décrocher des dindons ou des oies préalablement
tués, ou encore des jambons, suspendus à une
vieille roue de charrette déjantée placée
horizontalement sur un poteau, planté au milieu de
la rue.
On parlait toujours de «jeter à l'oie» et le prix
le plus important était nommé « le jars».
Les nombreux accidents occasionnés par les tirs de
joueurs malhabiles obligèrent les organisateurs à
changer de méthode et à adopter le principe d'un
autre jeu, appelé «couper la tête au coq» où
l'animal, tué au préalable, était placé, tête en
bas, dans une manne trouée, retenue par une grosse
corde tendue entre deux maisons. L'« exécuteur»,
muni de cisailles ou d'un sabre, avait les yeux
bandés et se laissait guider par les cris de la
foule.
Il emportait, lui aussi, l'animal décapité.
Aujourd'hui, une vingtaine de
localités de la Basse-Meuse et du plateau de Herve
sabrent de cette façon le cou de l'oie, avec, ça et
là, des particularités surprenantes. Ainsi, lors de
la fête à Richelle, le dernier dimanche de
septembre, les hommes décapitent une oie. Le
lendemain, seules les femmes peuvent participer à la
décapitation... d'un coq. «Tant qu'il y aura des
coqs dans un village...» (air connu).
FRANÇOISE LEMPEREUR
Belgique
Les Hussards d'Harchies
Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie
par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816,
elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée
en 1760.
Il s'agit d'une tradition ancienne de la société des
Hussards d'Harchies qui commémore une vieille légende:
suite à une querelle opposant deux seigneurs de la
région.
La solution du conflit tourna à la faveur du seigneur
d'Harchies auquel, en compensation, le seigneur de
Pommeroeul dut payer une rente annuelle.
L'oie est le symbole de cette rente.
Chaque année, le clou de cette commémoration est la
cérémonie de la décapitation de l'oie durant laquelle
le Roi des Hussards doit, les yeux bandés et d'un seul
coup de sabre, trancher la tête de l'oie (tuée au
préalable).
Le roi ratant normalement son coup, c'est aussitôt le
Major, puis le Capitaine et enfin tous les autres
Hussards qui, par ordre d'ancienneté, s'essayent tour à
tour à remporter cet exploit jusqu'à ce que l'un d'eux
réussisse.
Het
gansrijden niet zomaar folklore, maar een
eeuwenoude traditie die duizenden poldernaren
met hart en ziel in ere wil houden.
Het gansrijden is ontstaan in de
middeleeuwen, en mede dank zij enkele
gansrijdersverenigingen kan men dit spel nog
steeds elk jaar rond carnaval in enkele
polderdorpen van de Antwerpse noorderpolders
bewonderen.
Elk jaar brengen ook twee verenigingen uit
het Berendrechtse het prachtige
folkloristische gansrijdersspektakel op
de solftplaats in Berendrecht, wanneer dit
tafereel plaats vindt kan je bekijken op de
evenementenkalender.
Na een jarenlange traditie is het gansrijden
nog steeds een hoogdag voor het dorp, het is
een feest waar jong en oud aan deelneemt,
vooral het jonge volk neemt steeds meer deel
aan het gansrijden en
de gansrijdersverenigingen zien hun
ledenaantal nog steeds stijgen.Jammer is het
wel dat door sommigen buitenstaanders dit
folklorespel verkeerd begrepen word, vaak
denken nog velen dat dit spel met veel
dierenleed te maken heeft, maar de enige die
bij dit spel soms pijn te lijden heeft is de
ruiter maar daar kiest hij dan ook zelf voor
door deel te nemen aan de strijd om de
ganzenkop.
Wat de gans betreft, bij elk offerfeest hoort
nu eenmaal een offer, en bij dit feest is het
een gans, na een goed, mooi en verzorgt leven
van het dier kiest men voor dit spel telkens
een oude gans waarvan men denkt dat ze door
ouderdom niet lang meer te leven heeft. Door
een dodelijke injectie, die toegebracht word
door een veearts, sterft het dier pijnloos op
zijn oude dag.
Ook het spel is geen bloederig bedoening,
hoewel men dit toch vaak denkt bij een
onthoofding.
Een gansrijder is geen barbaar en is zeker
niet vóór dierenleed nog vóór een wild en
bloederig spektakel.
Mag ik u bij deze uitnodigen om eens kennis
te komen maken met dit oeroude
folkloristische spel, onderaan kan u alvast
via enkele links een paar fotoreeksen
bekijken, maar het gansrijden en de in
levende lijve uitgelaten goede sfeer moet u
beslist eens meemaken.
Le "chevauchement de
l'oie" , le gansrijden,
n'est pas seulement du folklore, mais une
tradition séculaire que des milliers
d'habitants des Polders avec leurs coeur et
âme veulent conserver.
Le '"chevauchement de l'oie" est
présent depuis le Moyen Age et grâce aux
réunions de "chevaucheurs" on peut
encore, chaque année au moment du carnaval,
dans chaque village des polders de la région
anversoise admirer cette coutume.
Chaque année se passent aussi deux
rassemblements dans la région de
Berendrecht, un amusant spectacle folklorique
de '"chevaucheurs d'oie", les gansrijders,
sur la place de Berendrecht .
Vous pouvez trouver la date de cet
événement sans l'agenda de la commune.
Cette tradition ancienne du gansrijden et un
des jours importants du village, c'est une
fête à laquelle participent jeunes et
vieux,. en particulier les jeunes participent
de plus en plus aux festivités
Il est regrettable que certaines personne
étrangères à ces jeux folkloriques qu'ils
ne comprennent pas, pensent que beaucoup
d'animaux souffrent, mais le seul qui souffre
parfois encore lors de ces compétitions est
le cavalier qui décide de prendre part à la
compétion
Il faut rappeler que l'oie
est morte
Ce que l'oie signifie. A chaque fête du
sacrifice on entend sacrifice, et à cette
fête c'est une oie qui après une douce et
agréable vie est choisie; une oie agée dont
on pense que vu son grand age il ne lui reste
plus longtemps à vivre.
Après une injection mortelle exécutée par
un vétérinaire, elle meurt sans douleur.
Ce n'est pas non plus un jeu sanglant
comme certaines décapitations sans
protection.
Ce n'est pas un jeu barbare ou un spectacle
pour faire souffrir des animaux ou faire
couler le sang.
Avec ces renseignments, nous espérons vous
convaincre qu'il s'agit d'un jeu folklorique
que vous pourrez découvrir aussi via les
différents liens qui vous sont proposés et
où vous pourrez voir des photos des
gansrijden qui se déroulent dans une bonne
atmosphère qui vous donnera peut-être envie
d'y assister.
traduction et adaptation M. Poelmans
A Berendrecht,
dans les polders flamands, ou à Stabroek- Lillo - Ekeren - Hoevenen
Oosterweel, Wilmarsdonk, Oorderen,... cest à cheval quil faut décapiter
loie en lui attrapant le cou à main nue au galop Le cou était parfois enduit d'huile pour le
rendre glissant
Depuis
le milieu du 19e siècle, il fut interdit
d'utiliser un animal vivant.
On trouve des traces de cette tradition à Ypres
au 13e siècle
Le jeu existait à Bruxelles
au 14e siècle.
Il avait certainement lieu dans le
vrijheid Brussel et était
contrôlé par le magistrat.
La célébration du nouveau roi tournait
parfois à la beuverie et à la bagarre
Aussi trouve-t-n dans une ordonnance de
Bruxelles (1341-1374) l'article suivant:
"quiconque sera surpris à tirer l'oie
à l'intérieur du vrijheid aura une amende
de 20 schillings"
wie men vonde werpende ter gans binnen
de vrijheid, waers om twintigh
scellinghe.
La même interdiction se trouve dans les
compte de Bruges en
1334-1335 et renouvelé dans le
Halle-gebodendu 30 août 1544
A Ekeren les archives content des gansrijden
au 17e siècle.
Le dimanche des Gras, avait lieu
à Guerlesquin (Bretagne),
jusquaux années 50, la décapitation de
l'oie (digouzougan al oa).
De
jeunes cavaliers au galop devaient trancher
dun coup de sabre ou de faucille le cou
barde de fer d'une oie (préalablement tuée)
suspendue par les pattes à une corde tirée en
travers de la rue du Docteur Quere, des halles à
la maison Morellec.
Ils commençaient par défiler à cheval autour
de la ville, puis contournaient les halles
en attendant leur tour.
On passait alors au tirage au sort.
A chaque passage, le cavalier ne
devait donner quun seul coup de sabre, de
l'arrière vers l'avant, sur le cou de l'oie.
Ils se montraient parfois maladroits: certains
chevaux rentraient à l'écurie les oreilles
légèrement entaillées !
La tête de l'oie finissait par tomber et le
héros du jour l'exhibait, enrubannée, au cours
dun tour d'honneur, follement acclamé.
Il avait le privilège de désigner l'auberge où
serait servi le repas qui lui était offert.
Cette
coutume avait lieu aussi ailleurs en Bretagne, à
Pléguin par exemple.
Roman:
Un roi sans divertissement de Jean Giono
Carnaval en
Sarthe, par Serge Bertin
Il semble que la fête la plus
intense chez nous c'était Carnaval. C'était le
temps fort de l'année. C'était le moment ou on
pouvait exploser de rire et de nourriture avant
les 40 jours de Carême.
À l'occasion de Carnaval, les Manceaux et les
Sarthois se défoulaient comme ailleurs, mais il
y avait, à l'occasion des Jours Gras (la semaine
qui précède l'entrée en Carême), divers
événements qui ponctuaient cette semaine.
Le Jeudi casse pots inaugurait les réjouissances
des Jours Gras. Tout au long de l'année, on
mettait de côté les pots en terre hors d'usage.
Le Jeudi casse pots, les enfants, les jeunes et
parfois les adultes prenaient ces pots pour les
briser contre les portes des filles à marier, ou
bien sur la porte d'une personne dont on voulait
se moquer.
Le Dimanche Gras, les Masques, le visage noirci
ou avec des masques qu'on appelait "goules
de plâtre" , parcouraient la campagne, en
faisant la quête et lançant des invitations
pour le bal du soir.
La décollation de l'oie se faisait le
Lundi Gras.
Le père Geray de Dollon se souvient avoir
participé à une décollation de l'oie à Saint
Maixant. "Cela se passait à
vélo. Y'en avait déjà trois ou quatre qui
avaient tiré sur le cou de l'oie quand je suis
passé.
J'ai arraché la tête de l'oie. Ca se passait
dans la rue, un fil était tendu entre deux
maisons.
J'ai donc gagné l'oie, et on l'a ensuite mangée
tous ensembles".
Le Mardi Gras marquait l'apogée des
réjouissances.
Il y avait ainsi au Mans la Promenade aux sapins.
Les Manceaux faisaient une immense cavalcade du
centre-ville vers Pontlieue (les bois de Funay)
et là, on y dansait sur place, c'était la
grande fête. Au Mans, il y avait aussi la
promenade à la Chiais. Les gens se promenaient
devant les boucheries et les bouchers faisaient
étalages de leur viande, il y avait de la sciure
sur le sol, c'était du spectacle.
Vdéo sur http://www.fonds-sonores-archives.sarthe.com/www/index.php/sps/pages/action/voir/tag/article-bc-carnaval-sarthe-par-serge-bertin
Jupilles en Sarthe dans la vallée du Loir
La décollation de l'oie se pratiquait autrefois à
cheval, à bicyclette ou encore en
voiture à bras.
Des voitures à bras, il y en avait dans
chaque maison pour le transport des
sabots, pour aller chercher du bois en
forêt ...
Il semblerait que la dernière
décollation de l'oie à Jupilles ait eu
lieu lors d'une kermesse en 1964.
1954, la cavalcade a été précédée
d'une décollation de l'oie à cheval
Espagne
Lekeitio Pays
basque Antzarrak
- Fiesta de los gansos El Antzar Eguna (Día
del Ganso) es una tradición que se remonta
hacía el año 1877 y que se celebra entre el día 1
y 8 de Septiembre en Lekeitio Lantzarrak
la
décapitation à lieu sur le bord de mer, dans
leau et se déroule la première semaine de
septembre
Un cable est tendu, non plus dans la rue, mais entre
deux rives, avec au milieu un panier qui contient
l'oie tête en bas.
Cest au départ dune barque quun
candidat agrippe le cou de loie, aussi tuée au
préalable, il saute et s'accroche au cou et tombe à
l'eau.
Mais le cable est alors tendu et le jouteur est
remonté et redescendu successivement et projeté à
près de 10 mètres de hautsuspendu au cou de
loie jusquà ce quil lâche ou que
le cou se rompe.
El Carpio de
Tagio La
fiesta Santiago enjaezar:. Poner más
guarnecida y vistosa una caballería colocándole
los jaeces o adornos.
C'est aussi là-bas une compétition à cheval
haute en couleurs
Une coutume usimilaire a
lieu à Sursee, dans le
canton de Lucerne, à l'occasion de la
Saint-Martin (11 novembre).
La date n'est pas un hazard puisqu'elle
rappelle que Martin, refusant d'être
proclamé évêque par les habitants de
Tours, s'était caché et fut dénoncé
par les cris des oies, lesquelles
payèrent chèrement leur forfait.
C'est le Gansabhauet, littéralement
"décapitation de l'oie".
Une oie morte est suspendue par la tête
à un fil tandis que plusieurs
concurrents tentent l'un après l'autre
de lui trancher la tête à l'aide d'une
épée.
Difficulté de taille: leurs yeux sont
bandés d'un masque en forme de soleil et
leur épée est émoussée.
Chaque concurrent n'a droit qu'à un seul
coup d'épée.
En général, il faut plus d'une dizaine
de tentatives jusqu'à ce qu'un
concurrent parviennent enfin à
décapiter l'animal, qu'il peut ensuite
emporter en guise de récompense.
Ici l'oie est pendue par le cou.
Allemagne
Rhénanie du nord - Westphalie
Höntrop,
Sevinghausen, Dortmun, Wer, Langenhorst
Gänsereiten,
Gänseköppen, Hähneköppen
Dans ces régions,
on en trouve trace dans des écrits qui parlent de cette
tradition déjà en 1598
Pays-Bas
Gawstrekkers Beeg
à Grevenbicht gawstrèkke
Dans le Limbourg hollandais
pas très loin de Visé près de Geleen aussi à cheval.
Jo van der
Sluys,
vice-voorzitter en woordvoerder van de Folkloristische
Vereiniging Gawstrèkkers Beeg
H. Kruisstraat 52
6127CD Grevenbicht
E. jovandersluys@hetnet.nl
États unis
goose pulling La tradition venait
d'Angleterre et d'Allemagne.
L'oie était aussi supendue et le cou en était enduit de
savon ou huilé. Le jeu avait aussi lieu à cheval comme
en Europe. Il a aujourdhui disparu
L'oie de Noël et les gâteaux de
Yule, étaient des articles essentiels du culte du
Messie Babylonien, tel qu'il était pratiqué en
Égypte et à Rome.
Wilkinson, parlant de l'Égypte, nous
apprend que l'offrande préférée d'Osiris était
une oie , et de plus que l'oie ne pouvait se manger
que dans le cur de l'hiver.
À Rome, nous dit Juvénal, si l'on
offensait Osiris, on ne pouvait l'apaiser que par une
belle oie et un gâteau mince.
Dans bien des pays, nous en avons la
preuve, l'oie avait un caractère sacré.
On sait fort bien que le Capitule de
Rome fut sauvé, au moment où les Gaulois allaient
le prendre au milieu de la nuit, par les cris des
oies sacrées de Junon qu'on gardait dans le temple
de Jupiter
La figure ici à
côté nous fait voir que l'oie en
Asie Mineure était le symbole de
Cupidon,
comme elle était aussi le symbole de
Geb en Egypte.
Le
dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie. Le jars
est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand
caqueteur".
À gauche, le sacrifice de l'oie sacrée.
Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la
déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris
et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.
Pour la légende, Geb, désireux de succéder
à son père sur le trône dEgypte,
vola luraeus, gage du pouvoir du
pharaon.
Voulant ainsi montrer quil pouvait
gouverner, il échoua en se faisant blesser
par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même
considéré comme un bon successeur à Shou.
Geb était généralement représenté
allongé sur le dos, portant souvent la
couronne de la Basse Egypte. Dans ses
représentations, on le trouvait en compagnie
de Nout, la déesse du ciel. En général, sa
peau était verte. Loie, présente dans
son hiéroglyphe était son animal
représentatif.
Souvent il apparaît sur les sarcophages avec
Nout tandis que le dieu de lair, Shou,
vient interrompre leur étreinte
GEB
écrit en hieroglyphes
Dans l'Inde, l'oie occupait une
position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans
ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées
à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone nous apprennent
que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique,
et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à
Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant
dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de
sacrifice.
Chez les Egyptiens, lâme était représentée
par une oie.
Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au
monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et
est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.
L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du
roi : Sa-Ra : fils de Rê, le hiéroglyphe
"Fils de" étant représenté par l'oie
sacrée.
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.
Il y a plusieurs
sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune
(anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc
(anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil
(alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette
dernière avait mauvaise réputation bien que fort
appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées
comme par exemple l'oie à poitrine rouge.
N'oublions pas non
plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu
de l'Oie
Jeu typiquement
égyptien, dont le but évident est de permettre à
loie dAmon (la chenalopex, dont le
vol traverse lAfrique du Caire jusquau
Cap) de libérer le soleil des ténèbres.
L'oie de la Saint
Martin (Martinsgans). L'oie
de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre
jour de la fête du saint, a pour légende un carnage
de ces volailles par trop bavardes.
St Martin était pressenti par les habitants de Tours
pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et
préférant la vie hérémétique, il se cacha pour
que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris
bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome
antique avaient alerté la population.
St
Martin devint donc évêque de la cité, et les oies,
pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement
leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la
broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions
de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la
Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et
a mesure des différents exodes de population fuyant
parfois certains régimes
Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour
tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune
bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans
être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11
novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile
prit peut-être ses racines à cette époque
lointaine, mais peut-être même avant..
Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une
réminiscence celtique de la fête de Samain, le
début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion »,
chez les Cletes autrefois.
Cétait une fête obligatoire de toute la
société celtique qui donnait lieu à des rites
druidiques, des assemblées, des beuveries et des
banquets rituels et dont le caractère religieux la
plaçait sous lautorité de la classe
sacerdotale des druides et la présidence du roi,
toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour
en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les
granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et
plus populaire, c'est la fête d'Halloween
Dans la tradition celtique
continentale et insulaire , l'oie est un équivalent
du cygne, on ne la distingue pas toujours
nettementdans l'iconographie
L'oie est considérée comme une messagère de
l'Autre Monde, et les Celtes lui attribuent des
pouvoirs divinatoires.
Elle fait alors l'objet chez les Bretons dun culte
mais il est défendu de la manger, comme pour le
lièvre et la poule.
César rapporte le fait dans le de Bello Gallico (5,
12) et ajoute que ces animaux étaient élevés pour
le plaisir (voluptatis causa) mais il n'a pas compris
pourquoi.
Observation exacte ou constatation à un moment
précis ? Il aurait été étonnant que ces animaux
ne fasse pas partie du menu
Elle est aussi associée à la guerre et garde une
place importante dans le folklore jusqu'à aujourdhui
Jules César, La
guerre des gaules, V, 12: "Le
lièvre, la poule et l'oie sont, d'après eux [les
Bretons], nourriture interdite : ils en font pourtant
l'élevage, pour leur plaisir."
à suivre
Aujourd'hui certains s'élèvent contre cette
coutume qu'ils qualifient de barbare. Soyons
clair, aucun animal ne souffre dans cette histoire: l'oie
était de toute façon destinée à la casserole et est
proprement tuée avant de servir à la tradition. Ce n'est
plus un animal mais un morceau de viande, découper une
oie morte,
c'est comme découper un gigot !
Si on devait
interdire ce genre de pratique, alors demain on fermera
aussi les abattoirs et on manifestera quand on coupe un
steack, qu'on grille un homard ou qu'on pend un jambon
fumé !
A surveiller à l'heure ou le "politiquement
correct" de nos autorités les incite souvent, par
crainte de mauvaise presse,
à interdire des manifestations qui,
sorties de leur contexte et désinformées,
font le bonheur de ragoteurs soit-disant protecteurs des
animaux.